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1876 : la création de Gallopin, le début d'une Grande Aventure...

Le 1er septembre 1876, Gustave Gallopin signe le bail au rez-de-chaussée d'un bel immeuble Louis Philippe, au 40 rue Notre-Dame des Victoires. Cet établissement n'est alors qu'un débit de bières et de vin au détail.

 

La même année, Gustave Gallopin invente la mesure de bière qui porte encore son nom et qui représente 20cl. Cette spécialité était servie dans une chope d'argent qui permettait de garder la bière fraîche.

Les armoiries de la maison dessinées par Gustave Gallopin l'année de la création représentent les deux initiales inversées et croisées de son nom et de son prénom. Vous les retrouverez sur de nombreux éléments de décoration d'époque, notamment sur certaines vitres où elles furent gravées à l'acide.

L’extension :

Après quelques années prospères, Gustave Gallopin reprend et réunit les deux autres boutiques du même immeuble, donnant sur la cour intérieure. Elles lui permettent de mettre en œuvre les idées retenues lors de ses nombreux voyages. Voulant rendre hommage à la famille de son épouse, les Wyborn, riches propriétaires anglais de magasins d'alimentation, il crée ce que les boursiers appelleront le "Grand Bar" qui devient le premier ANGLO-AMERICAIN BAR de Paris (enregistré au registre du commerce en 1879)

La porte tournante (déposée depuis pour des raisons de sécurité) vient de New-York, le Bar et les Boiseries Victoriennes en acajou de Cuba sont réalisés par des ébénistes londoniens, les Chapelières et autres accessoires en cuivre sont fabriqués par les artisans du Faubourg Saint-Antoine à Paris.

1900-1950 :

Avant de transmettre la maison, Gustave Gallopin souhaite parachever son œuvre. Pour célébrer le Nouveau Siècle et l'année de l'Exposition Universelle (1900), il loue une partie de la cour intérieure de l'immeuble et y fait réaliser une magnifique verrière. Celle-ci ne cessera de susciter l'admiration et l'enchantement des amateurs d'arts et de bonne chère.

Le premier à reprendre la maison est le Haut Savoyard, Camille Aymonier, marié à la fille d'Alfred Boullant (le grand homme des hôtels et des casinos de Biarritz).

Il agrandit de nouveau la maison en ouvrant un troisième établissement au 42. Situé en face du palais Brogniard, Gallopin devient le royaume des Boursiers. Les patrons au "Grand Bar", les fondés de pouvoir au "Petit", les commis au "42". Le Champagne concurrence alors la bière avec succès. Gallopin devient l'établissement parisien où se consomme le plus de Champagne. A partir de cette période, dès 14h, une baignoire de zinc remplie de bouteilles de Champagne, est installée en face du Grand Bar.

1950-2011 :

Des familles se succèdent par la suite à la tête de la maison : Vilain, Grach, Wagrez et Alexandre. Ces derniers ont racheté en 1997. Après une restauration minutieuse, le précieux décor, immortalisé à plusieurs reprises par le 7ème art, est prêt pour changer de siècle.

1er juin 2011 :

Les Alexandre cèdent la brasserie aux propriétaires de la célèbre brasserie lyonnaise, le Grand Café des Négociants. L'objectif des repreneurs : "Rénover en conservant l'âme de la Maison". Des travaux sont effectués en août.

Un effort tout particulier est apporté à la cuisine tant au niveau humain qu'au niveau de l'équipement.

Le bar est remis en état de fonctionnement. Une attention particulière est apportée à la restauration du mobilier, à l'ambiance lumineuse, aux éléments du décor.

De nouveaux postes sont crées, barman, voiturier...

Gallopin reste une valeur sûre, toujours fréquenté par tout ce que la haute finance, la presse, la mode comptent de célébrités. Table d'affaires au déjeuner, c'est aussi le rendez-vous des comédiens qui, en amis et voisins, viennent souper. Une cuisine traditionnelle, synonyme de qualité et d'un certain art de vivre vous est proposée. Les fameuses chopes d'argent (le gallopin ou ½ pinte) trônent toujours sur les étagères.